De fortes disparités dans la disponibilité des bornes de recharge électrique

Le gouvernement consacre 90 millions d'euros supplémentaires à l'extension du réseau de bornes pour voitures électriques. Cette enveloppe vise surtout à combler les « zones blanches » du réseau.
Celles-ci existent bien : les propriétaires de voitures électriques de la Randstad disposent de beaucoup plus de possibilités de recharge publique qu'ailleurs, selon une analyse réalisée par la NOS à partir des données de la Nationale Agenda Laadinfrastructuur (NAL).
L'étude révèle de fortes disparités dans la disponibilité des bornes publiques aux Pays-Bas. En Noord-Holland et en Zuid-Holland, il existe presque partout au moins une borne pour 100 ménages. Dans les communes du Limburg et des quatre provinces du nord, on ne compte souvent qu'une borne pour 300 ménages ou davantage. Il est logique que les provinces de la Randstad disposent de plus de bornes en valeur absolue, mais elles sont aussi nettement mieux dotées en proportion.
Selon Roland Ferwerda, de la plateforme nationale de connaissances sur les infrastructures de recharge, plusieurs facteurs l'expliquent :
1. « Tout d'abord, les habitants des campagnes disposent de plus d'espace. Ils ont plus souvent une allée privée, ce qui leur permet d'installer un point de recharge personnel. »
2. « Le niveau de richesse y est aussi légèrement inférieur en moyenne. On y achète donc moins de voitures électriques, généralement plus chères à l'achat que les voitures thermiques, et les communes reçoivent moins de demandes de points de recharge. »
3. « Enfin, il y a moins de grandes entreprises employant des conducteurs de voitures de leasing. Ceux-ci sont généralement les premiers à demander des possibilités de recharge, et les incitations publiques ciblaient autrefois surtout les véhicules électriques professionnels. »
Les 90 millions d'euros annoncés constituent une avancée pour combler les zones blanches et garantir à terme un accès égal aux bornes. Il est toutefois essentiel que les communes imposent dans leurs appels d'offres que les exploitants équipent aussi les zones blanches, au-delà des seuls emplacements rentables.
Source : NOS
Tous les articles
